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Communiqué de presse

  Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent.

 Lucie Aubrac

 Demain, nous célébrerons la journée du souvenir des déportés dans les camps d’extermination et de déportation que le régime fasciste hitlérien avait mis en place dans toute l’Europe occupée.

Huit jours plus tard, le 8 mai, nous célébrerons l’anniversaire de la capitulation sans condition de l’Allemagne dont ce  même régime avait mis en place cette politique de la terreur contre les Juifs, les opposants politiques, les Tsiganes, les homosexuels et les victimes de maladies incurables, physiques ou mentales.

C’est dire que cette double commémoration touche très particulièrement notre mouvement né dans les combats et compagnonnages clandestins contre l’idéologie fasciste dont le racisme était et reste un des soubassements.

  

 

Bien des luttes furent menées contre le régime de Vichy et ses hauts fonctionnaires pourvoyeurs des camps d’extermination pour les Juifs de France. Bien des luttes furent menées pour sauvegarder la République, la liberté, l’égalité, la fraternité, héritages de la grande Révolution française.

Ces résistants, venus de tous les horizons, Français, étrangers, indigènes des colonies, chrétiens, Juifs, athées, à qui personne ne demandait alors leurs papiers pour les admettre dans les rangs des combattants de la liberté, c’est à eux que nous devons de pouvoir vivre aujourd’hui, c’est à eux que va notre gratitude et notre reconnaissance.

  Pourtant, le 8 mai 1945, alors que la France et l’Europe entière fêtaient leur liberté retrouvée, les partisans de la colonisation et l’armée française réprimaient dans le sang, à Sétif et à Guelma, en Algérie, des manifestations en faveur de l’indépendance. Les Algériens qui avaient combattu dans les armées de la Libération n’avaient pas droit à la liberté.

  En cette journée du souvenir des victimes du fascisme et du racisme, en cette journée du souvenir de la défaite du nazisme, le Mrap met en garde nos concitoyens contre la résurgences d’idées racistes qui ont conduit l’Europe au bord du gouffre ; le racisme n’est pas mort le 8 mai 1945 et toutes les victimes de paroles et de violences contre les Juifs, les Maghrébins, les Rroms, bref contre tous ceux que l’on considère comme différents, témoignent qu’il se pourrait que les résistants ne sont pas morts pour eux aussi.

  Depuis 2001 le Bulletin officiel de l’Éducation nationale a supprimé l’appel de la journée du souvenir de la déportation ; le Mrap demande solennellement au ministère de l’Éducation nationale de publier à nouveau chaque année une note pour rappeler cette commémoration plus que jamais nécessaire.

Tag(s) : #Mémoire seconde guerre mondiale