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Mobilisation - débat sur la situation dans la bande de Gaza à l’Assemblée nationale demain 15h.

 

La situation dans la bande de Gaza fera demain à 15h l’objet d’une déclaration de la part du gouvernement, suivi de celle du président de la Commission des affaires étrangères ainsi que des représentants de chaque groupe politique. Nous ne savons pas ce soir le nom de ces représentants. Nous vous proposons donc de vous adresser par mail et en toute urgence aux présidents de groupe, soit :

 

 

Nous vous joignons à nouveau le modèle de lettre que nous vous proposions hie

 


Paris le 13 janvier 2009,



Madame la Députée, Monsieur le Député,


Le Conseil des ministres de l’Union européenne a décidé, lundi 8 décembre à Bruxelles, d’accélérer le processus de rehaussement des relations avec Israël, dans le cadre de la Politique européenne de voisinage. Cette décision est, semble t-il, issue d’une volonté de la présidence française de parvenir à un accord sur le statut d’Israël avant la fin du mandat français, fin décembre 2008.


Le moment choisi par les ministres européens des Affaires étrangères était d’autant plus surprenant que le Parlement européen avait décidé quelques jours plus tôt de reporter son vote sur la participation d’Israël aux programmes communautaires face à la poursuite du blocus de la bande de Gaza et à la suite d’une forte mobilisation citoyenne européenne.


Il est inconcevable de procéder à un tel rehaussement alors que l’Etat israélien transgresse une obligation fondamentale de l’accord d’association avec l’UE depuis sa signature : le respect par les parties des « droits de l'Homme et des principes démocratiques » (article 2). La « règle d’origine », autre règle fondamentale de l’accord d’association selon laquelle les produits fabriqués sur le seul territoire israélien bénéficient d’exemptions douanières, est également bafouée par Israël.


Le contexte actuel dans la bande de Gaza donne un nouvel éclairage aux décisions à venir. Le rehaussement des relations UE/Israël ne peut avoir lieu dans les conditions actuelles. L’attaque israélienne, la plus meurtrière depuis 1967, vient aggraver encore davantage la crise humanitaire causée par 18 mois de blocus israélien, alors que 80% de la population dépendait déjà de l’aide humanitaire. Les Nations unies indiquent que la distribution de nourriture est actuellement très difficile. Le réseau électrique et téléphonique ne fonctionne plus et les hôpitaux de la bande de Gaza, privés d’électricité, continuent d’accueillir les blessés grâce à des générateurs.


La progression incessante des violations des droits de l’Homme les plus élémentaires des Palestiniens, dont l’attaque de la bande de Gaza est l’exemple le plus meurtrier, la colonisation en Cisjordanie en violation des engagements pris à Annapolis, suffisent à justifier plus encore la suspension de l’accord d’association.


L'annonce dans les circonstances actuelles d'un rehaussement des relations UE/Israël apparaîtrait comme une approbation sans réserve de l'offensive israélienne sur Gaza. Elle aurait un effet catastrophique sur les populations palestiniennes qui comptent sur l'intervention de l'Union européenne et sur son impartialité.


Seule une pression politique, diplomatique ou économique sur Israël peut faire avancer une perspective de paix fondée sur le respect du droit international. L'accord d'association est l'outil dont dispose l'Europe pour exercer cette pression nécessaire. Nous vous demandons d’user de tous vos pouvoirs pour que la voix des citoyens européens soit prise en compte, voix qu’ils ont massivement fait entendre dans toute l’Europe.


A l’occasion du débat qui aura lieu Mercredi 14 janvier à l’Assemblée nationale sur la situation dans la bande de Gaza, nous vous demandons, Madame la Députée, Monsieur le Député, en tant que membres de la Commission des affaires étrangères, d’intervenir auprès de M. Bernard Kouchner et d’appeler à la suspension de l’accord d’association tant qu’Israël continue de violer le droit international dans les Territoires palestiniens.


Nous vous remercions de l’attention que vous prêterez à ce courrier et nous vous prions d’agréer, Madame la Députée, Monsieur le Député, l’expression de notre haute considération.




Tag(s) : #Palestine, #Gaza