Jeudi 25 juin 2009
Après la visite du premier ministre israélien : des complicités avérées et de regrettables silences

Le MRAP exprime son incompréhension devant l’absence de critiques formulées par le président Sarkozy à l’encontre de la politique israélienne lors de la visite du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et regrette que le président français n’ait pas conforté l’attitude de monsieur Mitchell, l’envoyé spécial de l’Administration Obama, qui n’a pas hésité à marquer sa réprobation envers les propositions israéliennes sur la Palestine allant jusqu’à remettre la réunion qu’il devait avoir ce mardi avec monsieur Netanyahou.

Venu rechercher auprès de la France de Sarkozy après l’Italie de Berlusconi les appuis nécessaires pour disposer d’une marge de manœuvre vis à vis des demandes formulées par le président Obama et tenter de crédibiliser au niveau international ses positions jusqu’auboutistes, monsieur Netanyahou peut être satisfait de sa visite en France.
De ce point de vue son voyage est un succès pour la diplomatie israélienne et une amère trahison par la France des principes les plus élémentaires pouvant amener un règlement de la question palestinienne.
Les exigences israéliennes : reconnaissance du caractère juif de l’Etat d’Israël, délimitation des frontières, refus du partage de Jérusalem, démilitarisation du futur Etat palestinien n’ayant fait du côté français l’objet d’aucune contestation, c’est en fait un blanc- seing que le président Sarkozy s’est permis, au nom de tous les Français de délivrer à son invité.

Si le président français peut se prévaloir d’avoir obtenu des assurances quant à l’arrêt de la construction de nouvelles colonies, c’est qu’il se prête consciemment à un véritable marché de dupes ; pseudo-concession, cette mesure ne signifie nullement l’arrêt de l’extension des colonies existantes …d’autant que c’est le démantèlement complet des colonies qu’il faut exiger pour remplir l’une des conditions préalables à une véritable négociation israélo-palestinienne.
En ce sens, monsieur Sarkozy prête son concours à une opération de mystification de l’opinion publique qui disqualifie la France sur la scène moyen-orientale.

La proposition d’organiser une réunion du Quartet sur la Palestine à Paris – la Russie de son côté fait la même proposition de réunion à Moscou- ne peut en l’occurrence apparaître que comme une initiative visant à restaurer le crédit diplomatique de la France et une opération médiatique dont le président français peut attendre avant tout des retombées en termes de prestige personnel.

Enfin le MRAP s’étonne que sur les problèmes d’ordre plus spécifiquement humanitaires, l’attention du président Sarkozy ne se soit focalisée que sur le sort du caporal Chalit, prisonnier du Hamas dont il demande la libération oubliant le sort de Salah Hammouri, jeune franco-palestinien solidaire de la lutte des Palestiniens, emprisonné en Israël depuis plus de 4 ans , dont le président français s’est abstenu d’évoquer le cas auprès de monsieur Netanyahou, preuve d’une partialité regrettable et fautive qui laisse entendre que le sort d’un franco-israélien, caporal dans l’armée israélienne, et capturé à ce titre, valait plus que celui d’un franco-palestinien et des quelque 11 000 hommes, femmes et enfants palestiniens prisonniers des geôles israéliennes pour avoir résisté à l’occupation de leur pays.

Paris, le 15 juin 2009.
Par Mrap Nancy - Publié dans : Proche-Orient
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Mardi 23 juin 2009

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou va être reçu ce mardi par le Président Nicolas Sarkozy .
Cette visite en France fait suite à celle de son ministre des Affaires étrangères connu pour ses propos racistes Avigdor Lieberman mais qui avait été néanmoins reçu par son homologue Bernard Kouchner sans que ce dernier n’exprime la moindre indignation pour ces propos.
Si la tournée de Lieberman effectuée en Europe, sa réception par des chefs de gouvernements, son entretien avec Bernard Kouchner avaient sans nul doute pour objectif tout autant de sonder les réactions européennes après la formation du gouvernement israélien que d’apporter la preuve aux yeux de l’opinion publique internationale que malgré la présence de l’extrême droite en son sein le gouvernement restait néanmoins fréquentable, la visite du Premier ministre Benyamin Netanyahou au Président Sarkozy entre dans un autre cadre.

Prenant place après le discours du Caire du Président Obama, l’inscription dans cette chronologie donne à cette visite tout son caractère et peut expliquer –hypothèse plausible - le report d’une visite de Benyamin Netanyahou en France initialement prévue le 3 juin.
Ainsi cette visite a-t-elle lieu- après celle –préséance oblige- effectuée par Benyamin Netanyahou le 18 mai aux Etats-Unis et après le cadrage opéré par le discours du Président Obama au Caire…Preuve que ce sont bien les Etats-Unis qui gardent le rôle déterminant et sont le point de passage obligé de toute solution et que malgré ses efforts, son amitié pour Israël, la remise en cause de la politique traditionnelle de la France, Nicolas Sarkozy ne peut espérer jouer sur la scène du Moyen-Orient qu’un rôle secondaire de commis.

Après la réponse totalement dilatoire qu’il a donnée, lors de sa conférence de presse de la semaine dernière, aux propositions des Etats-Unis, il est à craindre que Benyamin Netanyahou ne mette à profit sa visite en France pour obtenir de Paris le soutien dont il a besoin, desserrer l’étreinte que font peser les nouvelles propositions étatsuniennes et faire oublier l’inconsistance de ses réponses tout en laissant les choses traîner en longueur.
Les commentaires du gouvernement français laissent craindre une « compréhension » inadmissible pour les positions israéliennes alors même qu’elles représentent un recul absolument considérable.

Pour le MRAP, aucun renoncement au droit international ne peut être toléré et le gouvernement français se doit de condamner sans aucune réserve une politique israélienne définie par le discours de Netanyahou qui tourne délibérément le dos à toute possibilité de paix et qui rend quasiment impossible, par les conditions inacceptables posées, la création d’un Etat palestinien.
Le refus du gel des colonies, la non-délimitation des frontières, le refus du partage de Jérusalem, la création d’un Etat démilitarisé suffisent à expliquer le refus des Palestiniens
L’exigence de reconnaissance du caractère juif de l’Etat d’Israël est également inacceptable ; outre qu’elle évacue la question des réfugiés palestiniens, elle porte gravement atteinte à la présence de la minorité palestinienne qui représente 20% de la population en Israël.
En ce domaine, le MRAP exige que soient demandées des explications au gouvernement israélien et que de sérieuses garanties soient obtenues quant aux droits des Palestiniens d’Israël et contre toute tentative détournée ou délibérée d’opérer un transfert, c’est à dire une nouvelle expulsion des Palestiniens hors du territoire d’Israël qui représenterait l’ultime phase d’un nettoyage ethnique qui avait culminé en 1948.
Durant la dernière campagne électorale, Tzipi Livni, candidate du parti Kadima et alors ministre des Affaires étrangères d’Israël, avait déjà préconisé la création d’un Etat palestinien vers lequel seraient transférés les Palestiniens d’Israël manière détournée de les expulser et de transformer Israël en un Etat réservé aux seuls juifs.

Pour le MRAP, la visite du Premier ministre israélien devrait être également l’occasion pour le Président Sarkozy de demander des comptes sur les massacres perpétrés par l’armée israélienne lors de son agression contre Gaza, véritables crimes de guerre que le gouvernement israélien entend couvrir et qui déshonorent ceux qui les ont commis comme ceux qui les ont commandés ou ceux qui les couvrent et pour lesquels de nombreuses organisations au niveau international demandent l’ouverture d’une enquête et l’inculpation des responsables.

Pour le MRAP, la question de l’Iran présentée exagérément par Israël comme un problème de survie ne doit pas servir de prétexte à une occultation de la question palestinienne et à un soutien détourné apporté à Israël. L’Iran ne doit pas éviter au Président français d’aborder sans détours la question palestinienne.

Néanmoins le MRAP émet des doutes sérieux et sur les intentions et sur la volonté du Président Sarkozy de transmettre au Premier ministre israélien les protestations des citoyens de France, lassés des manoeuvres israéliennes pour éviter la reconnaissance des droits légitimes des Palestiniens à un Etat conforme aux résolutions internationales et qui, pour remédier à l’absence de mesures pour contraindre Israël à respecter le droit international, ont lancé une campagne de boycott pour laquelle le MRAP a développé un argumentaire disponible sur son site et dans lequel il demande également l’embargo des armes à destination d’Israël et la cessation de toute coopération militaire.
MRAP commisson Moyen-Orient
Par Mrap Nancy - Publié dans : Proche-Orient
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Mardi 23 juin 2009

IRAN

NON A LA REPRESSION !

SOLIDARITE AVEC LES PROGRESSISTES ET DEMOCRATES DE CE PAYS !

Les élections présidentielles iraniennes du 12 juin ont débouché sur une crise politique. Depuis samedi, avec des premiers rassemblements spontanés, des milliers d’iraniens se mobilisent pour contester la légitimité du résultat de ces élections. Avec 84 % de participation, la réélection du président Ahmadinejad dès le premier tour laisse planer d’importantes suspicions de fraude électorale.

D’abord concentrée à Téhéran, ce mouvement populaire gagne tout le pays. Dès les premières heures, les manifestants ont connu une féroce répression de la part des forces de l’ordre. Les basidji (milices soutenant le régime islamique) se sont introduites dans les universités pour réprimer les étudiants mobilisés pour la défense de leurs libertés démocratiques. Dans plusieurs universités, pour exprimer leur solidarité contre la répression, des enseignants ont démissionné de leur poste, de même que des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur. Selon les sources officielles du régime, la répression a déjà fait dix-sept morts, ce qui laisse supposer qu’il y en a déjà davantage.

Les événements en cours montrent combien la crise est profonde au sein de la caste dirigeante politico-religieuse puisque les candidats ont été sélectionnés par le pouvoir en place pour participer à la campagne présidentielle. En ce sens nous savons que Mir Hossein Moussavi le rival malheureux d'Ahmadinejad, n'incarne pas un débouché progressiste à cette révolte populaire. Il a été premier ministre de 1981 à 1989 en pleine guerre Iran Irak, puis conseiller du gouvernement de Khatami de 1997 à 2005. Il est le favori des grandes puissances impérialistes occidentales et est loin d'être un opposant aux principes de la République théocratique Iranienne, vu qu'il se réclame d'un retour aux valeurs originelles de la révolution islamique de 1979.

La population a vu dans cette parodie d'élection une occasion pour dénoncer l'absence de libertés démocratiques, l'inexistence des droits des femmes, l'augmentation du chômage et de l'inflation, l'oppression des minorités nationales, l'emprisonnement systématique de tous ceux qui contestent le régime en place et aspirent à davantage de liberté et de justice sociale.


Une fois de plus, la jeunesse mais aussi les femmes sont particulièrement impliquées dans ce mouvement de contestation.

En 1999, un mouvement similaire avait été réprimé et étouffé par le pouvoir en place.

C'est pourquoi, aujourd'hui, notre solidarité est nécessaire à l'égard de tous ceux qui manifestent publiquement et courageusement leur opposition au régime en place.

Nous dénonçons la répression qui frappe les manifestants, exigeons la libération de ceux qui ont été arrêtés et soutenons tous ceux et toutes celles qui veulent en finir avec la République islamique.

Les autorités iraniennes, en expulsant des journalistes, en retirant des cartes de presse et en refusant des visas, font tout pour verrouiller l’information, encourageant ainsi l’indifférence sur la situation.

Les organisations signataires appellent à un rassemblement de solidarité internationale avec la population iranienne mobilisée pour la défense de ses libertés démocratiques et contre la répression.

MERCREDI 24 JUIN 17 H PLACE MAGINOT

Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Les Verts, Gauche alternative 54, Parti communiste français (PCF), Gauche unitaire, Parti de gauche (PG), Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP)

Par Mrap Nancy - Publié dans : Proche-Orient
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Dimanche 21 juin 2009


L’occupation israélienne s’intensifie

 


 

 

 

Derrière les codes-barres, le peuple palestinien est en prison

 

Boycottons les produits de l’oppression !

 

Embargo sur les armes pour Israël

 

Solidarité avec les Palestiniens

 

 

 

 


Les raisons d’un boycott

Depuis plus de soixante ans, plus de trente-cinq résolutions de l’ONU n’ont pas été suivies d’effet. La dépossession des terres s’est accentuée et la colonisation des territoires palestiniens s’accélère même. Aux concessions faites par les Palestiniens, et elles furent nombreuses au moment du processus d’Oslo, aucune contrepartie sérieuse n’a été faite par les Israéliens jusqu’à disqualifier aux yeux de son peuple le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas qu’ils avaient pourtant favorisé pour devenir leur interlocuteur privilégié. Les gouvernements israéliens n’ont eu de cesse d’attenter par tous les moyens à l’unité des Palestiniens et de trouver tous les prétextes pour refuser toute négociation sérieuse. Les manœuvres pour susciter l’échec du gouvernement palestinien d’union après les élections qui avaient vu la victoire du Hamas en 2006 sont à replacer dans cette stratégie que la connivence des pays occidentaux et de pays arabes ont rendue possible.

Le recours des Israéliens à l’éternel argument de sécurité ne peut cependant masquer leur manque évident de volonté à répondre aux aspirations légitimes des Palestiniens à un Etat conforme aux résolutions de l’ONU.

L’absence de réaction des pays occidentaux qui se refusent à prendre des mesures contraignantes à l’encontre d’Israël sont un signe de leur démission mais surtout de leur volonté de compter sur un allié solide pour assurer la présence de l’Occident et de ses intérêts au cœur du Moyen-Orient.

Et même s’il nous faut continuer à harceler nos gouvernements, l’arme du boycott reste la seule à notre disposition de citoyens pour exiger le règlement juste et durable de la question israélo-palestinienne.

 

Relations économiques franco-israéliennes et franco-palestiniennes : depuis 96, des tendances qui se confirment

 

« Signe /…/ de l’intérêt marqué des entreprises françaises, des sociétés comme l’Oréal, Accor, ou Danone ont pris d’importantes participations dans des sociétés israéliennes au cours des deux dernières années, tandis que la Lyonnaise des Eaux, EDF, GDF, GEC Alsthom, Matra, Bouygues, Spie, entres autres, s’intéressent à un nombre de projets d’infrastructures prioritaires pour les Israéliens, en matière d’équipement électrique, de transports, de télécommunication ou de traitement des eaux et des déchets. D’une manière générale, le secteur des technologies de pointe est l’un des créneaux les plus porteurs pour le partenariat industriel et technologique entre les deux pays ». Dans ce même document, alors que le Premier ministre israélien déclarait que « l’Europe pouvait avoir un rôle spécial au Moyen-Orient en passant du statut de donateur à celui d’investisseur car la paix a besoin de prospérité » le texte précise « le développement de l’investissement dans les territoires palestiniens que nous souhaitons encourager et que les entreprises françaises seraient prêtes à entreprendre, continue de se heurter à la réalité du bouclage permanent des territoires depuis février dernier, au blocage du processus de paix et aux réticences des autorités israéliennes ».

(réponse du ministère des Affaires étrangères publiée dans le J.O. Sénat du 19.12.1996)

Depuis la coopération s’est développée.

 

Boycott des produits israéliens : Les produits israéliens commercialisés en France le sont sous le code barre commençant par 729

 

Mise en garde

Une règle absolue : boycotter Israël ce n’est pas boycotter les juifs, cela doit être très clair et cela mérite que cela soit explicité et formulé sans équivoque

Une campagne de boycott ne peut se concevoir sans explications, sans campagne d’information des opinions publiques avec une attention particulière au message envoyé à l’opinion publique du pays sur lequel s’exerce le boycott, car ses effets peuvent être à double tranchant .

Le boycott n’est pas dirigé contre un peuple pour le punir mais bien pour lui faire prendre conscience que la communauté internationale des citoyens ne peut tolérer les dénis de justice que commet son gouvernement en son nom.

 

Nos exigences :

 

Dans cette période d’après-guerre, l’amélioration des conditions de vie des Palestiniens prioritairement ceux de Gaza est une urgence et les Palestiniens doivent pouvoir compter sur :

  • la levée de tous les obstacles matériels ou administratifs mis à la libre circulation des biens et des personnes, à Gaza comme en Cisjordanie

  • une reconstruction rapide des infrastructures nécessaires à une vie normale des habitants de Gaza,

  • une aide d’urgence aux secteurs économiques les plus touchés,

  • une coopération accrue dans tous les domaines,

  • la prise en charge des blessés les plus graves dans des hôpitaux de l’UE.

 

Au niveau politique, la constitution d’un gouvernement palestinien représentatif légitimé par les législatives qui doivent se dérouler sans ingérence extérieure est une nécessité impérieuse pour mettre fin à la division du peuple palestinien qu’Israël tente de rendre irréversible.

 

Ces exigences ne peuvent être satisfaites sans exercer de contraintes sur l’Etat d’Israël pour qu’il

  • démantèle les colonies et se retire des territoires occupés,

  • détruise le Mur d’annexion

  • règle conformément à la résolution 194 le problème des réfugiés,

 

 

En somme qu’il se conforme aux résolutions de l’ONU qui doivent servir de cadre à l’établissement d’un Etat palestinien dans les frontières de 67 avec Jérusalem-Est comme capitale.

 

Nous exigeons également qu’Israël

  • libère les prisonniers palestiniens qui sont plus de 11 000

  • ne mette pas d’entraves aux enquêtes relatives aux crimes de guerre dont s’est rendue responsable l’armée israélienne.

 

Le boycott est une solution pour faire pression sur Israël

 

Un appui : lors de l’AG de l’ONU du 24 novembre 2008, Miguel d’Escoto Brockman , Président de l’AG de l’ONU, a déclaré « Aujourd’hui peut être nous, les Nations Unies devons envisager de suivre l’exemple d’une nouvelle génération dans la société civile, qui appelle à une campagne non violente similaire de boycott, de désinvestissement et de sanctions pour faire pression sur Israël ».

 

Par ailleurs nous exigeons du gouvernement français,

  • un embargo total sur toutes les armes à destination d’Israël ainsi que l’arrêt de toute coopération militaire.

Nous exigeons de l’UE,

  • la remise en cause des accords préférentiels et le non-rehaussement des relations UE-Israël.

 

Des actions qui se développent dans le monde :

 

L’Union maritime de l’Ouest de l’Australie réclame notamment que « tous les navires israéliens à destination ou en provenance d’Israël soient boycottés ». Les dockers sud africains annoncent qu’ils ne déchargeront pas un bateau israélien attendu à Durban.

Le boycott universitaire qui a émergé en Angleterre en 2002 (il avait même conduit à la révocation de deux universitaires israéliens) Boycott qui avait montré toute son efficacité symbolique et médiatique lors de la décision de l’université de Paris VI en 2003 de remettre en cause ses relations avec les universités israéliennes

La publication en Irlande dans le quotidien Irish Times. d’un texte d’appel au boycott signé d’un grand nombre de personnalités politiques , syndicales, culturelles …

La décision du gouvernement belge de ne plus livrer d’armes à Israël.

 

Embargo sur les armes à destination d’Israël. Arrêt de toute coopération militaire

Dans son dernier rapport Amnesty International révèle que la France occupe la deuxième position dans la vente d’armes et de munitions à Israël derrière les Etats-Unis.

Ce rapport révèle aussi qu’entre 2004 et 2007 la France a délivré des licences d’exportation de matériel militaire vers Israël d’une valeur de 129 millions d’euros dont au moins la moitié ont ensuite donné lieu à des livraisons effectives.

 

Outre la livraison de matériel, la France développe avec Israël une coopération militaire et technique de première importance.

Dès 2000 était signé un accord visant à développer la coopération industrielle et technologique dans le domaine de l’armement.

Dans les années 2005-2006, on assistera à des transferts de technologie entre la France et Israël qui s’effectuent de manière réciproque. Le groupe israélien IAI (Israël Aircraft Industries) deviendra un partenaire du groupe EADS pour développer des drones de combat dont le marché mondial hors Etats-Unis est estimé à 3 milliards d’euros. En 2006, la maîtrise d’œuvre d’un démonstrateur de drones, Moyenne Altitude Longue Endurance, a été confiée à EADS associé à Dassault et à Thalès pour un coût s’élevant à 300 millions d’euros, l’expertise technique étant confiée à la société israélienne IAI.

En 2007, la France et Israël ont décidé d’accroître de façon substantielle leur coopération technique, d’échanges d’expertise et d’échanges stratégiques.

 

D’autre part, en réponse à une question écrite, le ministre de la Défense indiquait que : les relations avec la France sont très recherchées par Israël qui entend les utiliser pour positionner son industrie sur le marché européen et se prévaloir d’un label OTAN .

 

La vente par la France de produits ou de services relevant de la défense et de la sécurité mérite attention. Il n’est pas inutile de rappeler que pour être en conformité avec le droit international les pays doivent s’assurer que tout matériel militaire vendu à Israël ne doit pas renforcer l’infrastructure israélienne d’occupation ou être testé sur la population palestinienne.

En ce domaine, il est peu probable que la France ait suivi ces recommandations. Sa responsabilité (voire sa complicité) s’en trouverait lourdement engagée.

 

Et le rôle parmi tant d’autres fixé à la mission militaire française en Israël de «  concourir à la promotion de l’industrie française de défense et à la coopération en matière d’armement » contredit les déclarations de la France qui prétend mener une politique d’équilibre dans le conflit.

 

Il serait bon que le gouvernement français suive l’exemple de la Belgique dont le ministre des Affaires étrangères a indiqué « étant donné les circonstances actuelles, il ne peut y avoir d’exportation d’armes de la Belgique vers Israël »,  propos confirmés par la ministre Patricia Ceysens qui après l’offensive contre Gaza a déclaré : « il y a un consensus parmi les ministres pour ne plus approuver les exportations qui renforceraient les capacités militaires israéliennes ».

 

Objectif d'Israël : ruiner tout développement autonome des territoires palestiniens

Un pays atomisé

Les cartes suffisent par elles-mêmes à comprendre l'ampleur de la spoliation territoriale dont sont victimes les Palestiniens. Des territoires conquis dès 1948 par les Israéliens à l'occupation de la Cisjordanie, de Jérusalem-Est et de Gaza, c'est une entreprise de dépossession sans précédent, et la colonisation par Israël des territoires palestiniens a pris une ampleur inédite. Alors que l'État arabe de Palestine promis par le plan de partage représentait 48% de la Palestine historique, aujourd'hui s'il était proclamé l'État palestinien dans les frontières de 1967 n'en représenterait que 22% ;(et encore-ce chiffre inclut-il les colonies israéliennes qui amputent et morcellent la Cisjordanie qui en l'état actuel est un territoire atomisé composé de véritables bantoustans).

Et la confiscation des terres (les plus productives) au profit des colonies, tout comme le contrôle de l'eau font que nombre de produits agricoles commercialisés par des sociétés israéliennes ont été cultivés sur des terres accaparées dans la plus parfaite illégalité.

Le contrôle des territoires

L'absence de continuité territoriale induit que le passage d'une zone palestinienne à une autre est soumise à l'autorisation de l'occupant israélien qui a installé plus de 500 check points auxquels est soumise la circulation des biens et des personnes.

Les répercussions sur l'économie des territoires tant sur l'agriculture (produits qui pourrissent parce qu'ils ne peuvent être écoulés) que sur les petites unités industrielles (dont l'approvisionnement est dépendant des autorisations) sont dramatiques.

Le bouclage complet des territoires aggrave cette situation, c'est également une mesure de représailles qui empêche les travailleurs palestiniens de se rendre à leur travail en Israël. Parce qu'il a des conséquences importantes sur le revenu des familles palestiniennes, le bouclage constitue un moyen de pression important.

Si l'on ajoute qu'Israël fait de plus en plus appel pour remplacer les travailleurs palestiniens à des travailleurs immigrés d'autres continents (2 à 300 000, dont près de 65% en situation irrégulière, sont employés dans l'ensemble des secteurs, dans l'agriculture ce sont essentiellement des Thaïlan­dais) et que pour la fourniture d'énergie la dépendance des Palestiniens est totale, on comprend combien les moyens de pression dont dispose Israël peuvent être efficaces pour torpiller tout déve­loppement autonome des territoires palestiniens et les asphyxier économiquement.

 

Les sociétés françaises présentes en Israël

 

EDF : L’entrée du groupe s’est faite après la guerre du Liban et donne une nouvelle dimension au renouveau des relations franco-israéliennes.

Selon un communiqué de presse Veolia Environnement et EDF « annoncent que Dalkia, leur filiale commune de services énergétiques aux collectivités et aux entreprises vient de remporter un contrat d’exploitation d’une centrale de cogénération en Israël auprès du groupe Delek pour 23 ans ».

 

Veolia : Le groupe est bien implanté en Israël et comme l’a déclaré un de ses directeurs «  que ce soit à travers ses filiales Onyx , (collecte et traitement des déchets) et Connex (gestion de réseaux d’autobus et du tramway de Jérusalem), mais aussi dans l’énergie et maintenant dans l’eau, nous sommes définitivement là. Au sein de la zone Proche et Moyen-Orient, Israël représente un cas particulier. C’est un pays fiable, moderne, occidental et ouvert. Notre présence ici est donc naturelle ». Le groupe Veolia est également présent pour l’appel d’offres concernant le projet d’usine de désalinisation de Sorek planifié pour 2012 .

 

Le groupe Alstom : Il a fourni à Rakevet Israël (les trains israéliens) de nombreux wagons et locomotives et d’autres livraisons sont prévues. Alstom fait partie pour 20% du groupe City Pass qui s’occupe du réseau du tramway à Jérusalem dont il fournit les rames. Les transports publics israéliens représentent pour Alstom un marché de 189 millions d’euros. Alstom postule également à d’autres projets de tram en Israël. La présence d’Alstom est ainsi présentée par son vice-président « Israël est pour nous une adresse stratégique pour tout le Moyen-Orient ; nous ne l’avons pas quitté même dans les difficiles moments des dernières années et nous comptons également y rester à l’avenir ».

 

Le groupe Bouygues : Après avoir acheté plus de 20% des actions d’Alstom, il est entré dans le domaine de l’industrie ferroviaire et par ce biais est présent en Israël et participe à la construction du tramway.

 

Le groupe Thalès :Son OPA sur la société israélienne CMT lui permet de renforcer sa présence dans les solutions d’imagerie médicale.

 

Matra-Hachette : A travers Aéroboutique France, il a des projets d’investissements en Israël dans le domaine du tourisme.

 

Le groupe Dexia : Au niveau bancaire, spécialiste des prêts aux collectivités locales s’est implanté en Israël et finance de nombreux projets dont un certain nombre dans les colon ies israéliennes en contravention totale du droit international.

 

Le groupe Manitou fournit machines et bulldozers pour la construction et l’entretien du Mur d’annexion.

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Les sociétés impliquées dans la construction du tramway de Jérusalem qui doit relier Jérusalem-Ouest aux colonies israéliennes de Jérusalem-Est vise de fait à annexer une partie du territoire palestinien conquis par Israël en 1967. Ces sociétés contreviennent donc au droit international et mènent en conséquence des opérations illégales sans réaction du gouvernement français.

 

Les déclarations entre guillemets sont extraites du site « Israël Valley » Site officiel de la Chambre de Commerce France Israël.

 

Interpellation des élus

Outre la lettre à adresser à votre député(e), qu’il appartienne ou non au groupe d’amitié France-Israël, , les élections européennes par le rôle que joue l’UE doivent nous inciter à interpeller les candidats à propos de la Palestine.

ASSEMBLEE NATIONALE Groupe d’amitié France-Israël

 

PRÉSIDENT :

M. Claude Goasguen - -

(UMP)

Paris

 

VICE-PRÉSIDENTS :

M. Pierre-Christophe Baguet - (UMP) -92

M. Patrick Beaudouin - (UMP) - 94

M. Jean-Pierre Brard - (GDR) - 93

M. David Habib - (S.R.C.) - 64

Mme Danièle Hoffman-Rispal - (S.R.C.) – Paris

M. Armand Jung - (S.R.C.) -67

M. Yvan Lachaud - (NC)- 30

M. Éric Raoult - (UMP) - 93

M. Rudy Salles - (NC) - 06

M. Guy Teissier - (UMP) - 13

SECRÉTAIRES PARLEMENTAIRES :

M. Patrick Bloche - ( S.R.C.) - Paris

M. Jérôme Chartier - ( UMP) - 95

M. Julien Dray - ( S.R.C.) - 91

M. Michel Herbillon - ( UMP) - 94

M. Jacques Kossowski - ( UMP) - 92

Mme Geneviève Levy - ( UMP) - 83

M. Hervé Mariton - ( UMP) – 26

 

SECRÉTAIRE ADMINISTRATIF :

Mme Catherine Babelon

 

LISTE DES MEMBRES DU GROUPE D’AMITIE FRANCE – ISRAËL

 

Mme Sylvie Andrieux - (S.R.C.) - 13

M. François Asensi - (GDR) - 93

M. Jean-Marc Ayrault - (S.R.C.) - 44

M. Pierre-Christophe Baguet - (UMP) - 92

M. Patrick Balkany - (UMP) - 92

M. Jean Bardet - (UMP) - 95

M. Claude Bartolone - (S.R.C.) - 93

Mme Delphine Batho - (S.R.C.) - 79

M. Patrick Beaudouin - (UMP) - 94

M. Jean-Claude Beaulieu - (UMP) – 17

M. Jacques Alain Bénisti - (UMP) - 94

M. Jean-Yves Besselat - (UMP) - 76

M. Claude Birraux - (UMP) - 74

M. Émile Blessig - (UMP) - 67

M. Patrick Bloche - (S.R.C.) - Paris

M. Daniel Boisserie - (S.R.C.) - 87

M. Marcel Bonnot - (UMP) - 25

M. Jean-Michel Boucheron - (S.R.C.) - 35

M. Loïc Bouvard - (UMP) - 56

Mme Valérie Boyer - (UMP) – 13

M. Jean-Pierre Brard - (GDR) - 93

M. Bernard Brochand - (UMP) - 06

M. Laurent Cathala - (S.R.C.) - 94

Mme Joëlle Ceccaldi-Raynaud - (UMP) - 92

M. Gérard Charasse - (App.S.R.C.) - 03

M. Jérôme Chartier - (UMP) - 95

M. Alain Claeys - (S.R.C.) - 86

M. Philippe Cochet - (UMP) - 69

M. Pierre Cohen - (S.R.C.) - 31

Mme Pascale Crozon - (S.R.C.)- 69

M. Olivier Dassault - (UMP) -60

M. Bernard Debré - (UMP) - Paris

M. Bernard Deflesselles - (UMP) – 13

M. Michel Delebarre - (S.R.C.) -59

M. Richard Dell'Agnola - (UMP) - 94

M. Bernard Depierre - (UMP) - 21

M. Michel Destot - (S.R.C.) -38

M. Dominique Dord - (UMP) - 73

M. Julien Dray - (S.R.C.) - 91

M. Guillaume Garot - (S.R.C.) - 53

M. Claude Gatignol - (UMP) - 50

M. Gérard Gaudron - (UMP) - 93

M. Hervé Gaymard - (UMP) - 73

M.Guy Geoffroy - (UMP) – 77

MI.M. Franck Gilard - (UMP) - 27

M. Jean-Pierre Giran - (UMP) - 83

M. Claude Goasguen - (UMP) - Paris

M. Pierre Gosnat – (GDR)- 94

M. Michel Grall - (UMP) - 56

M. Jean-Pierre Grand - (UMP) - 34

M. François Grosdidier - (UMP) – 57

M. Louis Guédon - (UMP) - 85

M. Jean-Claude Guibal - (UMP) - 06

M. David Habib - (S.R.C.) -64

M. Michel Herbillon - (UMP) - 94

Mme Danièle Hoffman-Rispal - (S.R.C.) - Paris

M. Sébastien Huyghe - (UMP) -59

Mme Monique Iborra - (S.R.C.) - 31

M. Denis Jacquat - (UMP) - 57

M. Armand Jung - (S.R.C.) - 67

M. Jacques Kossowski - (UMP) – 92

M. Yvan Lachaud - (NC) -30

M. Jean Lassalle - (NI) - 64

M. Robert Lecou - (UMP) - 34

M. Frédéric Lefebvre - (UMP) - 92

M. Guy Lefrand - (UMP) - 27

M. Marc Le Fur - (UMP) - 22

M. Jean-Marie Le Guen - (S.R.C.) - Paris

M. Pierre Lellouche - (UMP) - Paris

M. Jean Leonetti - (UMP) - 06

M. Bruno Le Roux - (S.R.C.) - 93

Mme Geneviève Levy - (UMP) - 83

M. François Loncle - (S.R.C.) - 27

M. Lionnel Luca - (UMP) - 06

M. Daniel Mach - (UMP) - 66

M. Guy Malherbe - (UMP) - 91

M. Richard Mallié - (UMP) - 13

M. Jean-François Mancel - (UMP) - 60

M. Thierry Mariani - (UMP) - 84

M. Hervé Mariton - (UMP) – 26

M. Patrice Martin-Lalande - (UMP) – 41

M. Jacques Masdeu-Arus - (UMP) - 78

M. Jean-Philippe Maurer - (UMP) - 67

Mme Sandrine Mazetier - (S.R.C.) - Paris -

M. Didier Migaud - (S.R.C.) - 38

M. Pierre Moscovici - (S.R.C.)- 25

M. Alain Moyne-Bressand - (UMP) -38

M. Renaud Muselier - (UMP) - 13

M. Jacques Myard - (UMP) - 78

M. Alain Néri - (S.R.C.) - 63

M. Yves Nicolin - (UMP) – 42

M. Étienne Pinte - (UMP) - 78

M. Henri Plagnol - (UMP) – 94

M. Jean-Luc Préel - (NC) - 85

M. Didier Quentin - (UMP) - 17

M. Éric Raoult - (UMP) - 93

M. Jacques Remiller - (UMP) - 38

M. Simon Renucci - (App.S.R.C.) – 2A

M. Jean Roatta - (UMP) - 13

M. Arnaud Robinet - (UMP) – 51

Mme Valérie Rosso-Debord - (UMP) – 54

M. René Rouquet - (S.R.C.) - 94

M. Rudy Salles - (NC) - 06

M. Éric Straumann - (UMP) - 68

Mme Michèle Tabarot - (UMP) - 06

M. Guy Teissier - (UMP) - 13

M. Pascal Terrasse - (S.R.C.) - 07

M. Dominique Tian - (UMP) - 13

M. Jean-Jacques Urvoas - (S.R.C.) - 29

M. André Vallini - (S.R.C.) - 38

M. Michel Vauzelle - (S.R.C.) - 13

M. Jean-Claude Viollet - (S.R.C.) – 16

M.Philippe Vitel - (UMP) - 83

Jumelage

Des pressions peuvent être également exercées sur les maires des communes jumelées avec des villes ou des colonies israéliennes pour leur demander de réagir afin qu’Israël respecte les droits des Palestiniens et/ou pour obtenir par mesure d’équité qu’ils organisent un jumelage avec une ville palestinienne ou un camp de réfugiés1.

Liste des villes jumelées avec des villes israéliennes

 

Aix-en-Provence

Antibes

Antony

Besançon

Bordeaux

Boulogne-Billancourt

Cannes

Charenton-le-Pont

Compiègne

Créteil

Grenoble

Issy-les-Moulineaux

La Garenne-Colombes

La Rochelle

Le Raincy

Lille

Lyon

Marseille

Maurepas

Metz

Meudon

Montauban

Montpellier

Mulhouse

Nancy

Nice

Nîmes

Perpignan

Puteaux

Ris-Orangis

Rueil-Malmaison

Saint-Étienne

Saint-Raphaël

Sarcelles

Strasbourg

Sucy-en-Brie

Suresnes

Toulon

Toulouse

Valence

Vanves

Villeurbanne

Campagne « Boycott, Désinvestissement et Sanctions »

L’appel BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) lancé en 2005 par 172 organisations palestiniennes vise à pousser le gouvernement israélien à s’engager dans la voie d’une solution négociée.

« Ces mesures punitives non –violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international en

- mettant fin à son occupation et à sa colonisation de toutes les terres arabes et en démantelant le Mur

- reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une égalité absolue

- respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU ».

Pour BDS « le boycott comme jadis pour l’Afrique du Sud n’est qu’un moyen non pas d’ « affamer le peuples israélien » comme certains veulent le faire croire, mais de bien de faire comprendre au Israéliens comme au reste du monde qu’il ne saurait y avoir d’impunité pour les crimes de guerre, les assassinats ciblés, l’enfermement arbitraire, le vol des terres, de l’eau, des droits de douane, le déni des droits y compris les plus élémentaires ».

Modèles de lettres

Lettre à adresser à Monsieur le Président de la République Palais de l'Elysée 75008 Paris

Monsieur le Président,

 

Devant l'inaction de la « communauté internationale », j'ai pris la décision de boycotter les produits en provenance d'Israël mais également les entreprises françaises qui telles Alsthom et Veolia impli­quées dans la construction ou l'exploitation du tramway de Jérusalem apportent un soutien direct à la colonisation, ce qui est contraire aux résolutions internationales. Cependant l'efficacité d'un tel engagement individuel, même s'il est partagé par des citoyens toujours plus nombreux, reste moin­dre au regard d'une action qui serait mené par le gouvernement français avec tous les moyens économiques, politiques ou diplomatiques dont il dispose.

C'est donc avec regret que je vois la France persévérer dans son refus de s'impliquer dans la re­cherche d'une véritable solution de paix en continuant ostraciser des organisations ou des pouvoirs qui en Palestine sont devenus incontournables.

C'est aussi avec consternation que je constate que la France et ses plus hautes autorités refusent de condamner Israël et de prendre des mesures à l'encontre de ce pays pour le contraindre à honorer les obligations internationales, l'offensive contre Gaza n'ayant été suivie d' aucune action digne de ce nom pour ramener Israël à la raison et au respect des droits les plus élémentaires de la personne.

C'est enfin avec détermination que je demande que le gouvernement de la France et son chef de l'Etat, en accord avec la grande majorité des Français, agisse avec toute la fermeté nécessaire pour mettre fin à la situation de colonisation et de dépossession des terres qui se perpétue en Palestine.

 

Les moyens de pression ne manquent pas pour contraindre le gouvernement israélien à respecter les droits de l'Homme et à engager des négociations sérieuses en vue du règlement de la question des réfugiés et de l'établissement d'un Etat palestinien conforme aux résolutions de l'ONU.

Nous demandons donc du gouvernement français et des pays de l'UE :

La suspension des accords préférentiels qui assurent une entrée facilitée des produits israéliens

dans l'UE -accords conditionnés au respect par Israël des droits de l'Homme en Palestine !

La confirmation du refus adopté par l'UE quant à la demande israélienne de rehaussement des

relations entre I`UE et Israël

Néanmoins de façon prioritaire et urgente, nous exigeons du gouvernement français :

L'embargo sur les livraisons d'armes à destination d'Israël -mesure que n'avait pas hésité à prendre le général De Gaulle en 1967

L'arrêt de tout transfert de technologie militaire et le gel de toute coopération dans ce domaine

La dénonciation de tout contrat de ventes d'armes présent ou en voie de finalisation.

Ainsi des possibilités d'agir et de contraindre Israël à ouvrir des négociations sérieuses avec l'ensemble' des parties palestiniennes concernées existent et ne doivent pas être différées plus longtemps si ce n'est à encourager Israël dans son intransigeance vis à vis des Palestiniens,

Nous vous demandons donc, Monsieur le Président, de mettre en oeuvre ces mesures au nom du peuple de France.

 

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Lettre aux député(e)s

Monsieur le Député,

Madame la Députée,

 

Le changement dans la politique traditionnelle de la France en matière de politique étrangère est surtout manifeste dans les rapports que notre pays entretient avec les pays du Proche et Moyen-Orient, un alignement sur les positions des Etats-Unis faisant même de la part de certains parlementaires l’objet de critiques voilées dans les rangs de la majorité.

A propos de la question israélo-palestinienne, si le Président de la République a pu, avec son hyper réactivité habituelle, faire penser qu’il allait jouer un rôle important dans le règlement du conflit qui a fait plus de 1 300 morts et 5 000 blessés dans la bande de Gaza, les citoyens français attendent du Parlement qu’il prenne l’initiative d’un débat sur la politique française dans la région pour ne pas laisser au seul Président de la République le soin de décider de la politique de la France en la matière.

 

Les questions sont nombreuses qui méritent que les représentants de la nation se déterminent et nombreuses aussi les propositions à soumettre à la discussion.

Ainsi la proposition d’un embargo sur la livraison d’armes à Israël ou sur l’inspection de ses sites d’armes non-conventionnelles aurait le mérite de répondre à l’attente de nombreux citoyens qui en France ne comprennent pas pourquoi un contrôle doit s’effectuer sur les seules armes à destination des Palestiniens.

Un débat sur la présence économique de la France en Israël à travers ses grandes sociétés aurait aussi le mérite de mettre en lumière les pratiques d’entreprises dont un certain nombre -particulièrement celles qui participent à la construction du tramway de Jérusalem- agissent en contradiction totale avec les lois internationales.

Un examen des modalités de l’aide à apporter à Gaza. Alors que l’armée israélienne a systématiquement détruit les infrastructures palestiniennes dont un grand nombre avaient été financées par l’UE, il serait sans doute équitable que les sommes nécessaires à leur reconstruction soient prélevées directement sur les crédits alloués aux opérations de coopération avec Israël.

Une discussion sur les ventes d’armes de la France à Israël

Des interpellations sur la politique à mener en direction des différents acteurs du conflit répondraient sans doute à l’intérêt que nombre de Français portent à cette question. L’ostracisme à l’égard de certaines organisations légitimées par les urnes mérite d’être discuté avec toute la sérénité dont sont capables les représentants de la Nation lorsqu’il s’agit de questions aussi graves.

Enfin définir la position de la France quant à d’éventuelles poursuites contre les responsables israéliens d’actes relevant du crime de guerre serait tout à l’honneur du Parlement.

 

Ainsi par la présente lettre, je vous fais part, Monsieur ou Madame de toute l’attention que j’attends de vous concernant ces questions.

 

Je vous remercie de bien vouloir me tenir informé(e) des démarches que vous aurez entreprises et vous prie de croire en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

 

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Lettre à adresser à l’Ambassadeur d’Israël en France

3, rue Rabelais 75008 Paris

 

 

Monsieur l’Ambassadeur,

 

Depuis la reconnaissance de l’Etat d’Israël depuis le Conseil National Palestinien de novembre 1988 on aurait pu croire que les derniers obstacles à la création d’un Etat palestinien, dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, étaient levés. Il n’en fut rien et l’espoir nés des accords d’Oslo de 1993 ont vite été déçus. La colonisation de la Palestine s’est même accentuée, preuve du manque de volonté évidente des gouvernements israéliens d’aboutir malgré les concessions toujours plus grandes obtenues des Palestiniens.

 

Comme vous ne l’ignorez pas les gouvernements successifs d’Israël, sous prétexte de sécurité, n’ont cessé d’agir de façon à rendre impossible la viabilité d’un Etat palestinien cherchant à rendre sur le terrain la situation irréversible : quadrillage et grignotage continu des terres, contrôle sur l’eau et la fourniture d’électricité, construction du Mur, check points entravant la circulation et toute possibilité de développement de la Palestine. La situation des Palestiniens n’a cessé de se dégrader comme à Gaza où le blocus imposé à la population est responsable de l’offensive meurtrière au cours de laquelle l’armée israélienne s’est rendue coupable de crimes de guerre contre lesquels de nombreuses organisations se sont mobilisées pour que leurs responsables soient traduits devant la justice internationale.

 

Alors que depuis le plan de partage, plus de trente résolutions de l’ONU ont toujours été ignorées par les gouvernements israéliens , et devant l’inaction de la « communauté internationale », nous, militant pour un monde plus juste et plus fraternel, n’avons d’autre recours que de participer à un boycott des produits israéliens commercialisés en France tout comme nous l’avions fait pour lutter contre le régime raciste d’Afrique du Sud du temps de l’apartheid –un boycott qui, comme nous nous permettons de vous le signaler est dirigé essentiellement contre les intérêts de l’Etat d’Israël et non pas, comme il vous plaît de le souligner avec des arrière-pensées évidentes, à l’encontre de la communauté juive tant l’antisémitisme reste étranger à notre démarche.

Un boycott que nous entendons poursuivre et développer jusqu’au démantèlement des colonies, l’arrêt du blocus et l’ouverture de négociations avec l’ensemble des parties palestiniennes sans exclusive devant aboutir à la création d’un Etat palestinien conforme aux résolutions de l’ONU.

 

Pour terminer, nous vous prions instamment, Monsieur l’Ambassadeur, de transmettre toute notre solidarité et notre reconnaissance aux personnes et aux organisations qui en Israël même appellent à sanctionner le gouvernement israélien en développant les actions de boycott.

 

Recevez, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de tout l’intérêt que nous portons à un règlement juste de la question israélo-palestinienne.

 

 

Nom :

Prénom :

Adresse :

 

 

 

 

Signature

 

 

Lettre à adresser aux négociants ou responsables d’enseignes commercialisant des produits en provenance d’Israël

 

Madame, Monsieur,

 

 

 

Client(e) depuis longtemps chez vous, j’ai constaté que votre commerce offrait à la vente des produits en provenance d’Israël.

Le non-respect par les gouvernements israéliens des droits fondamentaux des Palestiniens, qu’ils soient individuels ou collectifs, est intolérable. Ainsi se déplacer à l’intérieur même de leur territoire, vivre en sécurité, ou proclamer un Etat leur est interdit par l’occupant israélien. Et la dernière offensive meurtrière contre Gaza a montré combien la vie et la dignité des Palestiniens étaient de peu de valeur pour une armée israélienne dont les opérations sauvages ont coûté la vie à plus de 1 300 personnes dont une majorité de civils.

 

En réponse aux violations des droits de l’homme et face à la lâcheté de la « communauté internationale » qui ne réagit pas face au dépeçage de la Palestine, divisée en véritables bantoustans, nous sommes de plus en plus nombreux, citoyens du monde entier à refuser d’être complices, et à vouloir agir, c’est la raison pour laquelle à titre individuel nous avons pris la décision de boycotter les produits en provenance d’Israël.

 

En refusant de votre côté de commercialiser ces produits en provenance d’un pays qui organise un véritable apartheid, vous participerez à une initiative citoyenne qui par son impact tant économique que symbolique est susceptible d’amener un changement d’attitude du gouvernement israélien et de mettre fin à une situation de colonisation qui se perpétue depuis des décennies.

 

J’espère pouvoir compter sur votre compréhension et pouvoir continuer ainsi à rester votre fidèle client(e). Dans le cas contraire, c’est à regret que je me verrais dans l’obligation de cesser de fréquenter votre commerce et de m’abstenir de le recommander autour de moi.

 

En espérant que vous comprendrez que cette démarche n’est pas dirigée contre vous mais qu’elle est dictée par un sentiment de justice et de solidarité, je vous prie de recevoir l’expression de mes sentiments les meilleurs.

 

 

Nom :

Prénom :

Adresse :

 

 

 

 

Signature

 

 

 

1 Contact AJFP Association Jumelage entre villes françaises et camps de réfugiés palestiniens

Hôtel de Ville Place Auguste Genie 60160 Montataire


Par Mrap Nancy - Publié dans : Proche-Orient
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Dimanche 14 juin 2009
Le MRAP s'élève énergiquement contre les propos de Manuel VALLS, maire de la ville d'Evry, cité par RUE 89 pour des propos tenus le dimanche 7 
juin, jour des élections européennes :

« Au cours d'un reportage réalisé dimanche pour l'occasion, Manuel Valls, parcourant les allées d'une brocante à Evry, semblé gêné et
glisse «Belle image de la ville d'Evry... Tu me mets quelques blancs, quelques whites, quelques blancos »

Persistant et signant, dans son interview sur « DIRECT8 », il déclare « avec les stands qu'il y avait là, le sentiment que la ville, ce n'est
que cela..que ces brocantes, alors que j'ai l'idée, au fond d'une diversité, d'un mélange qui ne peut pas être un ghetto... Il faut amener
une diversité sociale parce qu'il est est là essentiellement le problème, pour une ville comme Evry, [...] qui manque d'un centre
ville... pour accueillir ces classes moyennes, qui soient issues ou non de l'immigration... »

Dans le contexte politique délétère d' une crise économique et sociale qui frappe partout en France des centaines de milliers de familles et de
travailleurs, rien n'est plus dangereux que ces propos démagogiques, à la limite du racisme qui, au nom d'un désir proclamé de mixité sociale,
risquent de légitimer par avance de véritables politique d'apartheid urbain.

Paris, le 12 juin 2009.
Par Mrap Nancy - Publié dans : Communiqués
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